L'hortithérapie

Édito 74

Delphine HENRIET
Jardiner pour bien se porter
17 Juillet 2012
Dans hortithérapie, il y a « horti » comme horticulture ou culture des végétaux et « thérapie » comme soin. En d’autres termes : « le jardinage est bon pour la santé ». Bonzaï ! Et c’est peu de le dire…
Vous souvenez-vous d’ailleurs de cette publicité télé pour une lessive, assez agaçante je dois dire, qui commençait par : « Ce petit coin de nature est le cadre idéal… » Elle avait le mérite de nous plonger illico non pas dans le tambour d’un lave-linge mais dans une sorte de douce quiétude, prêt(e) à aller acheter son baril de lessive pour étendre son linge au vert. Je force à peine le trait car connaissant l’art et la manière des publicitaires, toutes ces associations positives inconscientes expliquent sans aucun doute la ligne directrice de la réclame. Seul hic également calculé : l’homme au baril, insupportable de suffisance… mais inoubliable aussi. La boucle est bouclée, et la publicité imprimée dans toutes les mémoires ou presque.
Plus sérieusement, l’engouement des français pour le jardinage ne se dément pas malgré la crise… et une météo façon « y’a plus de saison ». Ce marché a progressé de plus de 11% au cours de ces cinq dernières années. Il est même élu au rang de loisir pour certains, alors qu’au siècle dernier, le jardin était cultivé exclusivement à des fins alimentaires. Ainsi et pour parler chiffres : 89% des Français disposent d'un espace de jardinage : jardin (60%), terrasse (43%), balcon (31%), bord de fenêtre à fleurir (49%). Et 77% des jardins ont une pelouse et 38% un potager.
Le cadre étant posé, revenons à Dame Hortithérapie et à ses bienfaits à peine effleurés dans mon rappel publicitaire précédent. Le postulat de départ qu’il me semble inutile de redémontrer est que la verdure met nos cinq sens en éveil et nous fait du bien, que nous soyons fébriles ou bien-portants. En pratique, le jardinage stimule :
- L’odorat par le parfum des plantes, de l’herbe coupée, du bois, de la terre humide…
- L’ouïe par le chant du vent dans les feuillages, celui des oiseaux, le murmure de l’eau…
- La vue par les couleurs des plantes, des fleurs, des arbustes…
- Le toucher par la texture des végétaux, de la terre, du sable, des graines et des oignons à semer…
- Le goût par la consommation des légumes et des fruits récoltés
Et d’ailleurs, voyez comme nos chères têtes blondes, plus instinctives et loin des responsabilités parentales, aiment sans que nous ayons à leur apprendre faire des pâtés de sable ou de la gadoue, cultiver leur pré carré…
Et vous, vous n’auriez pas un bord de fenêtre à fleurir ?
Pensez-y car l’été n’a pas encore commencé !
Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel édito.
Vous souvenez-vous d’ailleurs de cette publicité télé pour une lessive, assez agaçante je dois dire, qui commençait par : « Ce petit coin de nature est le cadre idéal… » Elle avait le mérite de nous plonger illico non pas dans le tambour d’un lave-linge mais dans une sorte de douce quiétude, prêt(e) à aller acheter son baril de lessive pour étendre son linge au vert. Je force à peine le trait car connaissant l’art et la manière des publicitaires, toutes ces associations positives inconscientes expliquent sans aucun doute la ligne directrice de la réclame. Seul hic également calculé : l’homme au baril, insupportable de suffisance… mais inoubliable aussi. La boucle est bouclée, et la publicité imprimée dans toutes les mémoires ou presque.
Plus sérieusement, l’engouement des français pour le jardinage ne se dément pas malgré la crise… et une météo façon « y’a plus de saison ». Ce marché a progressé de plus de 11% au cours de ces cinq dernières années. Il est même élu au rang de loisir pour certains, alors qu’au siècle dernier, le jardin était cultivé exclusivement à des fins alimentaires. Ainsi et pour parler chiffres : 89% des Français disposent d'un espace de jardinage : jardin (60%), terrasse (43%), balcon (31%), bord de fenêtre à fleurir (49%). Et 77% des jardins ont une pelouse et 38% un potager.
Le cadre étant posé, revenons à Dame Hortithérapie et à ses bienfaits à peine effleurés dans mon rappel publicitaire précédent. Le postulat de départ qu’il me semble inutile de redémontrer est que la verdure met nos cinq sens en éveil et nous fait du bien, que nous soyons fébriles ou bien-portants. En pratique, le jardinage stimule :
- L’odorat par le parfum des plantes, de l’herbe coupée, du bois, de la terre humide…
- L’ouïe par le chant du vent dans les feuillages, celui des oiseaux, le murmure de l’eau…
- La vue par les couleurs des plantes, des fleurs, des arbustes…
- Le toucher par la texture des végétaux, de la terre, du sable, des graines et des oignons à semer…
- Le goût par la consommation des légumes et des fruits récoltés
Et d’ailleurs, voyez comme nos chères têtes blondes, plus instinctives et loin des responsabilités parentales, aiment sans que nous ayons à leur apprendre faire des pâtés de sable ou de la gadoue, cultiver leur pré carré…
Et vous, vous n’auriez pas un bord de fenêtre à fleurir ?
Pensez-y car l’été n’a pas encore commencé !
Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel édito.