L'art du Shampoing

Édito 178

Delphine HENRIET
Avec un grand S comme Soin
13 Janvier 2015
Même si souvent vidée de sa sève, « faire un bon shampoing » n’est pas une formule toute faite. Loin de là. Quand on va chez le coiffeur, c’est la première prestation, elle donne le ton. D’où son importance. Pour ma part, je déteste les shampoings du bout des doigts. Au contraire, ils devraient être réalisés à pleine main, avec force, vigueur et enveloppement. Mais j’aurai l’occasion d’y revenir…
De façon générale, les prestations manuelles ne supportent pas l’à-peu-près. Elles peuvent même s’avérer être dangereuses ou hasardeuses si elles sont exécutées à minima. La cuisine en est d’ailleurs une belle illustration avec ses gestes et son vocabulaire franc et direct. On expédie un citron pour en extraire le jus, on rissole à grand feu, on plonge dans la glace, on braise, on déglace, on flambe, on rôtit, on zeste… sans couper les cheveux en quatre !
En coiffure, le shampoing mérite un piédestal car il conditionne (sans conditionneur) la suite, à bien des égards. D’abord, s’il est fermement et justement exécuté, il masse le cuir chevelu et est propice au lâcher prise. La zone du crâne étant riche en méridiens énergétiques, leur stimulation est globalement bénéfique. Ensuite, des cheveux bien lavés et rincés, qui crissent sous les doigts, seront plus faciles à couper, coiffer, brushinguer… Associé à un masque, une crème ou un sérum et à un massage, il ne manque pas d’atours. Enfin, la première impression étant souvent la bonne, c’est un bon point et un engagement serein pour la suite.
S’il existe toujours des salons où les apprentis sont préposés à faire les shampoings de la clientèle, façon : « Sabrina, tu t’occuperas du shampoing de Mme Duduche (hommage à Cabu) » et que la tâche est dévalorisée comme celle d’aller promener le chien de la patronne, fort heureusement les temps changent, et je suis optimiste sur le sujet !
En effet, l’adoption du massage capillaire aux bacs a anobli cette étape, source de plaisir partagé entre le donneur et le receveur. Parallèlement, le produit shampoing a évolué : il n’est plus un simple lavant, même si cela reste sa fonction première, mais il se fait traitant. Ajoutons à cela des formulations plus douces et naturelles, sans paraben, sans silicone…
Alors en 2015, élevons le shampoing au rang de soin… parce qu’il le vaut bien !
Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel édito.
De façon générale, les prestations manuelles ne supportent pas l’à-peu-près. Elles peuvent même s’avérer être dangereuses ou hasardeuses si elles sont exécutées à minima. La cuisine en est d’ailleurs une belle illustration avec ses gestes et son vocabulaire franc et direct. On expédie un citron pour en extraire le jus, on rissole à grand feu, on plonge dans la glace, on braise, on déglace, on flambe, on rôtit, on zeste… sans couper les cheveux en quatre !
En coiffure, le shampoing mérite un piédestal car il conditionne (sans conditionneur) la suite, à bien des égards. D’abord, s’il est fermement et justement exécuté, il masse le cuir chevelu et est propice au lâcher prise. La zone du crâne étant riche en méridiens énergétiques, leur stimulation est globalement bénéfique. Ensuite, des cheveux bien lavés et rincés, qui crissent sous les doigts, seront plus faciles à couper, coiffer, brushinguer… Associé à un masque, une crème ou un sérum et à un massage, il ne manque pas d’atours. Enfin, la première impression étant souvent la bonne, c’est un bon point et un engagement serein pour la suite.
S’il existe toujours des salons où les apprentis sont préposés à faire les shampoings de la clientèle, façon : « Sabrina, tu t’occuperas du shampoing de Mme Duduche (hommage à Cabu) » et que la tâche est dévalorisée comme celle d’aller promener le chien de la patronne, fort heureusement les temps changent, et je suis optimiste sur le sujet !
En effet, l’adoption du massage capillaire aux bacs a anobli cette étape, source de plaisir partagé entre le donneur et le receveur. Parallèlement, le produit shampoing a évolué : il n’est plus un simple lavant, même si cela reste sa fonction première, mais il se fait traitant. Ajoutons à cela des formulations plus douces et naturelles, sans paraben, sans silicone…
Alors en 2015, élevons le shampoing au rang de soin… parce qu’il le vaut bien !
Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel édito.