Alerte chez le coiffeur !

Édito 62

Delphine HENRIET
La coiffure dans le collimateur de Bruxelles
11 Avril 2012
Une seconde fois n’est pas coutume : deux éditos coup sur coup, mardi et mercredi ! Et pour cause… Après notre édito d'alerte sur la Fish Pedicure (Cf. L’édito du 19 octobre 2011 ), voici une nouvelle tout droit venue de Bruxelles et déjà relayée outre Manche. On a beau dire sur les tabloïds britanniques, au moins sont-ils au fait de l’info. Les anglais « ont titré les premiers » alors que la France ignore tout encore.
Heureusement Spa-etc.fr est vigilant pour vous informer !
Voici les faits…
Une proposition de l’Union Européenne viserait à réglementer le fonctionnement des salons de coiffure et ce, en trois volets.
Premier volet : dans l’exercice de leur profession, les coiffeuses se verraient interdire le port de bijoux, montres, accessoires et autres breloques… par mesure d’hygiène. Nous touchons-là un sujet sensible, au-delà de l’hygiène incontestable : le look ou l’originalité vestimentaire de la personne, qui fait d’ailleurs débat en France aussi, avec la question de rendre l’uniforme obligatoire et pour tous à l’école. De là à exercer son métier en jupe plissée bleu marine… Regardez « les grandes cuisines » dans la restauration : panoplie sur mesure pour chacun, oui chef à tout… et cela plaît !
Second volet, « d’apprêt » lié au premier : les coiffeuses auraient également interdiction de porter des talons hauts au profit de chaussures plates à semelles antidérapantes… par mesure de sécurité. Une chute sur le sol en béton ciré jonché de cheveux fraîchement coupés étant si vite arrivée ! Sans parler des scolioses en gestation.
Enfin, dernier volet et non des moindres, pour les coiffeuses comme pour les coiffeurs : avoir « plus de discussion sociale pour favoriser le bien-être sur le lieu de travail ». Sous cette dernière proposition emplie d’altruisme, il y a des conséquences sous roche car elle implique de passer plus de temps avec chaque client(e) et, de facto, provoque une chute de rendement (nombre de clients par journée). On marche presque sur la tête quand on admet que certains ou plutôt certaines (soyons justes) vont chez le coiffeur comme chez le psy pour se délier la langue. Ou a contrario que certains autres fuient le salon de coiffure pour sa « réputation » d’être le siège des ragots locaux. Parler serait bon pour le bien-être et la santé ! Que ces messieurs l’entendent…
Sachant que cette information est sérieuse et non le fruit d’un canular de printemps, ces propositions devraient faire l’objet d’un accord entre les salons de coiffure européens et l’Uni-Europa Hair & Beauty (le syndicat des coiffeurs européens), en avril 2012.
Pour l'heure, une chose est sûre : on a pas fini de « causer » dans les salons !
Rendez-vous mardi prochain pour un nouvel édito.
Heureusement Spa-etc.fr est vigilant pour vous informer !
Voici les faits…
Une proposition de l’Union Européenne viserait à réglementer le fonctionnement des salons de coiffure et ce, en trois volets.
Premier volet : dans l’exercice de leur profession, les coiffeuses se verraient interdire le port de bijoux, montres, accessoires et autres breloques… par mesure d’hygiène. Nous touchons-là un sujet sensible, au-delà de l’hygiène incontestable : le look ou l’originalité vestimentaire de la personne, qui fait d’ailleurs débat en France aussi, avec la question de rendre l’uniforme obligatoire et pour tous à l’école. De là à exercer son métier en jupe plissée bleu marine… Regardez « les grandes cuisines » dans la restauration : panoplie sur mesure pour chacun, oui chef à tout… et cela plaît !
Second volet, « d’apprêt » lié au premier : les coiffeuses auraient également interdiction de porter des talons hauts au profit de chaussures plates à semelles antidérapantes… par mesure de sécurité. Une chute sur le sol en béton ciré jonché de cheveux fraîchement coupés étant si vite arrivée ! Sans parler des scolioses en gestation.
Enfin, dernier volet et non des moindres, pour les coiffeuses comme pour les coiffeurs : avoir « plus de discussion sociale pour favoriser le bien-être sur le lieu de travail ». Sous cette dernière proposition emplie d’altruisme, il y a des conséquences sous roche car elle implique de passer plus de temps avec chaque client(e) et, de facto, provoque une chute de rendement (nombre de clients par journée). On marche presque sur la tête quand on admet que certains ou plutôt certaines (soyons justes) vont chez le coiffeur comme chez le psy pour se délier la langue. Ou a contrario que certains autres fuient le salon de coiffure pour sa « réputation » d’être le siège des ragots locaux. Parler serait bon pour le bien-être et la santé ! Que ces messieurs l’entendent…
Sachant que cette information est sérieuse et non le fruit d’un canular de printemps, ces propositions devraient faire l’objet d’un accord entre les salons de coiffure européens et l’Uni-Europa Hair & Beauty (le syndicat des coiffeurs européens), en avril 2012.
Pour l'heure, une chose est sûre : on a pas fini de « causer » dans les salons !
Rendez-vous mardi prochain pour un nouvel édito.